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Industries

Une main-d'œuvre hautement qualifiée, une intégration différente

Le talent technologique ne s'intègre pas comme une main-d'œuvre industrielle : ses attentes, ses modes de travail et ses formes de reconnaissance suivent une autre logique.

Un poste technique spécialisé se remplace rarement du jour au lendemain, ce qui rend la rétention plus critique que dans tout autre secteur. Les personnes nées à l'extérieur du Canada représentaient 35 % des professionnels en technologies de l'information et des communications au Québec en 2023, contre 25 % en 2015 et 18 % en 2006, alors qu'elles ne formaient que 22 % de la main-d'œuvre toutes industries confondues la même année, selon TechnoCompétences.

Cette progression signifie que l'expertise technique la plus difficile à remplacer repose sur des personnes dont l'intégration reste un chantier permanent plutôt qu'une étape réglée à l'embauche.

Interpréter un départ vers un concurrent comme une simple question de salaire passe à côté d'un déficit plus discret, soit le sentiment de ne jamais tout à fait appartenir à une équipe dont les références culturelles implicites restent celles de la majorité.

Un événement d'équipe annuel ne suffit pas à créer ce sentiment d'appartenance s'il ne se prolonge pas dans les interactions du quotidien. Ce qu'il faut construire, c'est une culture d'équipe qui rend cette appartenance réelle plutôt que symbolique.

TechnoCompétences : professionnels TIC au Québec nés hors Canada : 18 % (2006) → 25 % (2015) → 35 % (2023), vs 22 % toutes industries. Diagnostic sectoriel 2025-2028, 2025.
Professionnels TIC nés hors Canada (Québec) 18 % 2006 25 % 2015 35 % 2023
Équipe technologique collaborant en bureau
Ce que nous partageons

Deux angles sur l'intégration technologique

Ce que nous observons sur le terrain

Deux constats tirés de nos interventions en technologie et médias

Point de vue

La spécificité de la main-d'œuvre technologique

La main-d'œuvre technologique est hautement intellectuelle : elle est habituée à évaluer elle-même la qualité de son travail, à remettre en question une directive qu'elle juge mal fondée, et à s'attendre à une reconnaissance qui passe par l'autonomie accordée plutôt que par la supervision directe. Ces attentes ne sont pas exotiques, elles font partie de la culture professionnelle du secteur partout dans le monde.

Intégrer ce type de profil suppose de revoir certains réflexes : donner du sens et du contexte plutôt que des instructions détaillées, accepter le débat sur les façons de faire, et structurer la reconnaissance autrement. Une entreprise qui applique aux équipes technologiques les mêmes leviers d'intégration qu'à une chaîne de production s'expose à un désengagement rapide.

Constat tiré de nos interventions en entreprises technologiques.
Bonne pratique

L'intégration à distance, avant l'arrivée physique

Nous observons, chez certaines entreprises technologiques, une pratique qui mérite d'être documentée : la collaboration commence en télétravail, depuis le pays d'origine de la personne recrutée, avant même sa relocalisation. Le travailleur ou la travailleuse rejoint l'équipe à distance, participe aux réunions, livre ses premiers mandats et apprend à connaître ses collègues bien avant d'arriver au Québec.

Cette séquence, d'abord l'intégration professionnelle à distance, ensuite l'installation physique, inverse l'ordre habituel des choses et réduit sensiblement la charge simultanée que porte normalement une personne immigrante à son arrivée.

Constat tiré de nos interventions en entreprises technologiques.
Comment nous accompagnons ce secteur

Cinq façons d'agir en technologie et médias

Technologie, médias et télécommunications

Parlons de votre rétention technique

Un poste technique spécialisé se remplace rarement du jour au lendemain. Discutons de ce qui pourrait renforcer le sentiment d'appartenance de vos équipes internationales.